Dans sa dernière étude sur l'état des lieux et les perspectives du secteur du papier-carton, la Coface constate une situation mondiale favorable du secteur, qui cache cependant des disparités régionales.
Elle prévoit une amélioration lente pour 2011.
L'analyse du comportement de paiement des entreprises montre qu'en dépit de leur fragilité, les papetiers n'ont pas subi trop de défaillances. La France, qui fait l'objet d'un zoom particulier, craint une nouvelle dégradation de rentabilité en 2010 avant un retour des profits probable en 2011.
Un impact limité de la crise, sauf en Europe
Il ressort de l'étude que les difficultés rencontrées dès fin 2008 par l'industrie papetière existaient avant la crise, celle-ci n'ayant fait que les accentuer. Au-delà de ce constat d'ensemble, des distinctions régionales sont à apporter.
Les industries ouest-européennes (qui représentent 27% du marché mondial, avec l'Allemagne comme acteur principal) ont davantage tardé à se restructurer que leurs homologues nord-américaines.
Elles ont donc souffert le plus, notamment à cause de l'envolée des coûts et de l'effondrement de la demande.
La crise a eu moins d'impact sur le secteur papetier nord-américain (25% du marché mondial) en raison de la plus grande solidité du secteur et grâce aux subventions fédérales jusqu'à fin 2009.
Quelques grands acteurs ont cependant dû se placer sous le Chapitre 11 de la loi sur les faillites recourir à la loi de protection contre les créanciers.
En Asie (la Chine, à elle seule, représente 22 % du marché mondial), la baisse d'activité a été de courte durée, la consommation de produits papetiers des pays émergents tendant à augmenter fortement.
L'Amérique latine quant à elle a été préservée de la crise.