Les cimenteries cotées à la Bourse de Casablanca (Lafarge, Cimar et Holcim) pâtissent depuis 2008 du ralentissement que connaît le marché de l’immobilier, suite à la crise dans le segment du haut standing et à la fin des incitations fiscales dans le logement social, et du report de plusieurs projets d’infrastructures.
La progression de leurs ventes est passée de 12,6% en 2007 à 9,86% en 2008 puis à 3,4% en 2009. Cette année, les ventes à fin octobre totalisent 12,5 millions de tonnes, soit quasiment le même niveau qu’en octobre 2009, et l’année devrait être bouclée avec un recul de 1%.
Cette situation n’a certes pas entamé la rentabilité des trois cimenteries cotées, suite notamment aux augmentations successives des prix de vente et à la rationalisation des charges opérationnelles, mais elle constituait une menace sérieuse compte tenu de la surcapacité de production, suite aux investissements d’extension opérés, et de l’arrivée de nouveaux opérateurs sur le marché.
Fort heureusement, les analystes prévoient une reprise du marché national du ciment à partir de l’année prochaine, principalement grâce à la relance du logement social. Les conventions signées entre les promoteurs immobiliers et l’Etat pour la construction de plus de 300 000 logements sociaux devraient en effet redynamiser les ventes de ciment et limiter l’impact d’un éventuel ralentissement des chantiers d’infrastructures.
(Source : www.creditimmobiliermaroc.com)