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Virtualisation : les bénéfices à tirer et les précautions à prendre.

 

La virtualisation : une tendance aux multiples bénéfices, mais ceci n'empêche qu'il faut prendre quelques mesures de précaution pour réduire les risques et réussir le projet. Tous les secrets livrés par Younes Peter Amine, Directeur Général de Munisys. 

Propos recueillis par Bouchra Abiry


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■ Comment définiriez-vous en quelques mots le terme de "virtualisation"? 

Dans le domaine des systèmes d’information, la virtualisation consiste dans le fait d’isoler une ressource de son implémentation physique par la mise en œuvre d’une couche d’abstraction. Une ressource devient logique  et non plus physique, avec tout ce que cela permet en termes d’allocation dynamique, d’automatisation et d’optimisation. Associée à une démarche de consolidation, la virtualisation permet de s’affranchir des contraintes et limites posées par tout équipement physique ou instance logicielle. En d’autres termes, la couche d’abstraction met à disposition un pool de ressources agrégées et librement distribuable, là où une configuration classique ne permet que d’adresser des ressources discrètes et isolées, chacune impactée par les limites de leur implémentation physique.

Les bénéfices résultant d’une démarche de virtualisation sont multiples, et généralement très rapidement mesurables, comme l’amélioration des performances, la meilleure disponibilité, une flexibilité et capacité d’adaptation accrues, la réduction des coûts d’administration et des investissements, un accès simplifié aux ressources, en local ou à distance, une densité augmentée, une économie d’énergie, ...

■ Quelles sont, selon vous, les bonnes et les moins bonnes pratiques de celle-ci ?

Il est indispensable de :

Planifier de manière précise le dimensionnement d’une infrastructure virtualisée,

Effectuer régulièrement un suivi analytique du taux d’utilisation des ressources, pour anticiper les goulets d’étranglement et bénéficier pleinement de la souplesse d’évolution et de mise à niveau permises,

Prendre en compte les spécificités d’un environnement virtualisé sur le plan de la sécurité,

Adapter les processus d’administration et d’exploitation et piloter le changement.

Les pratiques à éviter :

Se laisser séduire par la simplicité et la souplesse d’exploitation de ressources virtualisées en négligeant d’adapter les moyens de leur maîtrise . Ce n’est pas parce qu’une infrastructure virtualisée masque la complexité technique des composants sous-jacents que la maîtrise de cette infrastructure est acquise. Il s’agit plutôt de déplacer les efforts de supervision et d’administration à un niveau plus global et abstrait, avec l’aide d’outils adaptés permettant de simplifier et d’automatiser de nombreuses tâches, en réduisant les risques d’erreur et en améliorant le contrôle des ressources virtualisées,

Vouloir aller trop loin dans l’optimisation des ressources, avec le risque de saturer les ressources disponibles et d’impacter les performances et la disponibilité du SI,

Négliger les aspects de sécurité.

■ En quoi consiste le surbooking ?

Le surbooking consiste en l’allocation de plus de ressources que celles physiquement disponibles. Cela s’applique surtout aux CPU (processeurs) des serveurs physiques sur lesquels sont déployés des serveurs virtuels. Il s’avère effectivement que la consommation en CPU des applications n’est généralement pas un facteur limitant, et qu’un même cœur de processeur peut servir plusieurs machines virtuelles simultanément, d’autant plus que les besoins en puissance de différentes applications ne sont que rarement concomitants. Le surbooking des CPU est une des principales sources d’économie permises par la virtualisation.

■ Voyez-vous des risques que peut faire peser la virtualisation sur le système d'information. Si oui lesquels ?

Le surbooking consiste en l’allocation de plus de ressources que celles physiquement disponibles. Cela s’applique surtout aux CPU (processeurs) des serveurs physiques sur lesquels sont déployés des serveurs virtuels. Il s’avère effectivement que la consommation en CPU des applications n’est généralement pas un facteur limitant, et qu’un même cœur de processeur peut servir plusieurs machines virtuelles simultanément, d’autant plus que les besoins en puissance de différentes applications ne sont que rarement concomitants. Le surbooking des CPU est une des principales sources d’économie permises par la virtualisation.veurs physiques sur lesquels sont déployés des serveurs virtuels. Il s’avère effectivement que la consommation en CPU des applications n’est généralement pas un facteur limitant, et qu’un même cœur de processeur peut servir plusieurs machines virtuelles simultanément, d’autant plus que les besoins en puissance de différentes applications ne sont que rarement concomitants. Le surbooking des CPU est une des principales sources d’économie permises par la virtualisation.

■ Est-il vrai que l'on ne peut virtualiser que les serveurs et postes de travail ?

Non, bien évidemment. La virtualisation peut concerner d’autres composantes du SI, comme les systèmes de stockage, les réseaux, les applications, les systèmes d’exploitation, etc.

■ Il est souvent reproché aux postes de travail virtualisés d'être moins ergonomiques ? Êtes-vous d'accord avec ce propos ?

Pour la grande majorité des utilisateurs, et au vu des possibilités offertes par les solutions actuelles de virtualisation, l’ergonomie n’est pas impactée. Si par ergonomie on entend la capacité à personnaliser son environnement de travail, de multiples solutions permettent aujourd’hui d’en tenir compte, et offrent à leurs utilisateurs toutes les possibilités d’un poste de travail classique, sans les risques de mauvaises manipulations et de pertes de données. Un préalable indispensable est cependant une connexion réseau performante et de qualité aux serveurs de virtualisation. 

Si l’on parle de l’ergonomie des postes de travail très gourmands en ressources, comme les stations graphiques, il est effectivement nécessaire d’anticiper sur leurs besoins spécifiques et de déployer une architecture de virtualisation adaptée.

Il est généralement nécessaire de combiner plusieurs approches de la virtualisation du poste de travail, afin de concilier les contraintes parfois contradictoires des différents types de postes en matière de performances, sécurité, mobilité etc.

■ Quels sont les coûts importants dont il faut tenir compte lorsque l'on procède à la virtualisation ?

Le déploiement d’une infrastructure virtualisée permet de réduire le TCO. Il ne faut cependant pas négliger les investissements requis dans:

Les études initiales de dimensionnement

Les solutions de virtualisation

Les outils de supervision et d’administration

La mise à niveau de la sécurité du SI

La formation et l’accompagnement des équipes.

■ Alors que le secteur des NTIC connaît une véritable mutation, avec l’émergence de nouvelles technologies telle que la virtualisation, le Maroc devient la destination rêvée des plus grandes entreprises étrangères. Comment Munisys voit l’avenir des entreprises du secteur IT au Maroc au vu de cette concurrence ?

Tout d’abord, la concurrence étrangère n’en est pas toujours une. Les opportunités pour faire jouer les complémentarités et travailler conjointement en partenariat sont nombreuses, et les savoirs faire importés se propagent vite aux autres acteurs.

Ensuite, les entreprises marocaines du secteur IT ont démontré leur capacité d’anticipation, d’adaptation et de mise à niveau face aux évolutions de leur marché. Une pression concurrentielle de la part d’entreprises étrangères est surtout un facteur accélérateur.

Enfin, ces entreprises marocaines apportent un niveau d’engagement, de proximité et de pérennité que ne peut avoir qu’une entreprise locale.

Le secteur des TI est en forte croissance dans notre pays, et les entreprises qui y évoluent et s’y investissent bénéficieront toutes de cette croissance.

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